Logiciel eNPS : 7 outils pour mesurer l’engagement en ETI

Logiciel eNPS : Comparatif de 7 outils pour mesurer l’engagement en entreprise

Un logiciel d’eNPS se choisit sur trois réglages que la démonstration ne montre presque jamais : le nombre minimal de répondants en dessous duquel une équipe n’apparaît pas, le découpage des résultats par site et par service, et ce que le manager reçoit une fois l’enquête close. Sur ces trois points, Qualtrics EmployeeXM est la référence des groupes qui veulent un programme d’écoute mondial, Zola convient à une direction des ressources humaines française qui veut relier le score aux entretiens et aux plans d’action déjà en place, et Microsoft Viva Glint s’impose quand tout le monde travaille déjà dans Microsoft 365. Les quatre autres outils répondent à des situations plus précises, détaillées plus bas.

  • Sept outils retenus sur quinze examinés, tous capables de poser la question eNPS et de la suivre dans le temps.
  • Un seul affiche un prix public par utilisateur pour les entreprises de plus de 250 salariés : Viva Glint, à 1,73 euro HT par mois.
  • Le seuil d’anonymat va de 3 à 10 répondants selon l’outil, et il n’est pas toujours modifiable.

Fonctionnalités, seuils et tarifs relevés sur les sites et documentations des éditeurs le 25 septembre 2026.

Logiciel eNPS : 7 outils pour mesurer l'engagement en ETI

Les sept outils en une phrase chacun

  1. Qualtrics EmployeeXM : La plateforme d’expérience collaborateur des groupes internationaux
  2. Zola : La plateforme de talents française qui range l’eNPS avec le reste du cycle RH
  3. Microsoft Viva Glint : L’enquête d’engagement intégrée à Microsoft 365, au tarif affiché
  4. Workday Peakon Employee Voice : Le pulse permanent des entreprises déjà sur Workday HCM
  5. Culture Amp : La référence australienne des comparaisons sectorielles
  6. Workleap Officevibe : Le sondage éclair canadien qui parle d’abord au manager
  7. Eval&GO : L’outil de questionnaires montpelliérain pour un baromètre social à petit budget

Le sujet attire tout le monde. Les suites de gestion des talents comme Lucca, Elevo, Skillup ou Zest ajoutent un module de sondage à leur offre, les spécialistes de l’engagement comme Supermood, Bleexo ou Eletive vendent l’écoute continue comme un produit à part entière, et les plateformes d’enquêtes généralistes annoncent toutes un modèle eNPS prêt à l’emploi. Leurs pages de présentation se ressemblent : un score, une courbe, un tableau de bord coloré.

Ce qui les sépare se voit ailleurs, dans la documentation technique et dans le paramétrage : à partir de combien de réponses une équipe de six personnes voit-elle son score, comment les résultats se découpent-ils quand l’entreprise compte douze sites, et que reçoit le manager le lendemain de la clôture. Les sept outils qui suivent ont été retenus parce que ces réponses sont documentées, ou parce qu’ils occupent une place que les autres n’occupent pas.

Pourquoi le seuil d’anonymat décide de tout au-delà de 500 salariés

L’eNPS pose une seule question, sur une échelle de 0 à 10 : recommanderiez-vous votre entreprise comme employeur ? Les réponses de 9 et 10 comptent comme promoteurs, celles de 0 à 6 comme détracteurs, et le score est la différence entre les deux pourcentages, de moins 100 à plus 100. La méthode descend du Net Promoter Score que Frederick Reichheld, de Bain & Company, a présenté dans la Harvard Business Review en décembre 2003. Sur son millésime de juillet 2026, qui agrège environ 88 millions de réponses, Culture Amp situe l’eNPS médian à 17 tous secteurs confondus.

Dans une ETI, la difficulté ne vient pas de la question mais de la restitution. Une direction veut le score par site, par service et par manager, faute de quoi le chiffre global ne dit rien à personne. Mais plus le découpage est fin, plus le risque d’identifier un répondant grandit. Les outils sérieux règlent ce conflit avec un seuil : en dessous d’un certain nombre de réponses, le segment n’apparaît pas. Viva Glint fixe ce seuil à 5 réponses pour les scores et à 10 pour les commentaires, Qualtrics à 5 réponses par défaut avec un réglage par tableau de bord, Workleap Officevibe à 3 membres actifs pour les scores et 5 pour le feedback anonyme, sans possibilité de le changer. Un seuil trop bas expose les salariés, un seuil trop haut rend invisibles les petites équipes, qui sont souvent celles où le climat se dégrade en premier.

Le deuxième point à vérifier est ce qui se passe après la clôture. Un score qui reste dans un tableau de bord RH ne change rien. Les outils les plus utiles poussent au manager ses résultats, ses commentaires anonymisés et une ou deux actions à engager, puis mesurent si le score bouge à l’enquête suivante. C’est ce critère, plus que la richesse du questionnaire, qui distingue un logiciel d’eNPS d’un simple outil de formulaires.

Sept outils, trois critères, un tableau

# Outil Seuil d’anonymat documenté Pour qui Prix public
1 Qualtrics EmployeeXM 5 réponses par défaut, réglable par tableau de bord Groupes internationaux, programme d’écoute mondial Sur devis
2 Zola Anonymisation au niveau du sondage, seuil par segment non publié ETI et grandes entreprises françaises, multi-sites Sur devis
3 Microsoft Viva Glint 5 réponses (scores), 10 (commentaires) Organisations déjà sur Microsoft 365, 50 licences minimum 1,73 € HT par utilisateur et par mois
4 Workday Peakon Employee Voice Réglable par l’administrateur, défaut non publié Entreprises équipées de Workday HCM Sur devis
5 Culture Amp Environ 5 par groupe de restitution (support éditeur) Entreprises qui veulent des benchmarks mondiaux Sur devis
6 Workleap Officevibe 3 membres actifs (scores), 5 (feedback), non modifiable Équipes de moins de 250 salariés, offre Entreprise au-delà À partir de 4 999 $ US par an
7 Eval&GO Pas de seuil de restitution par équipe Baromètre ponctuel, données hébergées en France PRO 300 € HT par an, Équipe 816 € HT par an pour 2 utilisateurs

1. Qualtrics EmployeeXM, l’écoute continue à l’échelle d’un groupe

Qualtrics EmployeeXM est la brique collaborateur d’une plateforme d’expérience globale, conçue pour des programmes d’écoute qui couvrent des dizaines de pays et des centaines de milliers de salariés.

Le seuil de confidentialité est de 5 réponses par défaut, pour les scores comme pour les commentaires, et se règle tableau de bord par tableau de bord, avec un mode renforcé pour les populations sensibles. L’analyse de texte classe les commentaires par thème et par sentiment, et l’assistant Qualtrics Assist répond en français aux questions posées sur les résultats. La page française met en avant Kroger et ses 500 000 salariés : l’outil est dimensionné pour ce genre d’échelle. Depuis mai 2026, l’éditeur a absorbé Press Ganey Forsta, racheté pour 6,75 milliards de dollars, ce qui élargit encore son catalogue d’enquêtes.

Le bon cas d’usage : un groupe présent dans plusieurs pays qui veut un seul programme d’écoute, du recrutement au départ, avec des benchmarks par pays et par secteur.

Le point faible : Il n’existe pas de type de question eNPS dédié dans les projets Employee Experience : le score se reconstruit à partir d’une question à choix et d’un widget de calcul, et le widget de synthèse ne le prend pas en charge. Le projet d’intégration se compte en mois, le prix n’est communiqué que sur devis.

2. Zola, le score relié aux entretiens et aux plans d’action

Zola est une plateforme française de gestion des talents pour les ETI et les grandes entreprises, dont le module de sondage pose l’eNPS et le baromètre social dans le même outil que les entretiens, les compétences et la formation.

L’intérêt du montage tient à ce qui se passe après le score. Chez Zola, le sondage se programme à la cadence voulue, relance seul ceux qui n’ont pas répondu et se clôture sans intervention ; l’éditeur revendique un taux de complétion supérieur à 90 % avec ce dispositif, chiffre déclaratif à vérifier sur votre population. Les questions se conditionnent et s’anonymisent au paramétrage, une trentaine de modèles sont fournis, et les résultats s’affichent en temps réel. Surtout, un service dont le score décroche se retrouve dans le même outil que les entretiens de ses managers et les demandes de formation de ses équipes : on passe du constat à une action sans changer de logiciel. Données hébergées en France, éditeur certifié ISO 27001.

Le bon cas d’usage : une direction des ressources humaines d’ETI ou de grande entreprise, multi-sites, qui a déjà ses entretiens ou sa formation dans Zola, ou qui veut regrouper tout le cycle collaborateur au même endroit.

Le point faible : Le seuil de répondants en dessous duquel un segment reste masqué n’est pas publié, et les benchmarks externes par secteur ne font pas partie de l’offre : l’outil compare l’entreprise à elle-même, d’une vague à l’autre. Comme les autres plateformes de talents du panel, il ne s’achète que sur devis.

3. Microsoft Viva Glint, le seul prix public pour une ETI

Viva Glint est l’outil d’enquêtes d’engagement de Microsoft, vendu comme un module de Viva pour les organisations déjà équipées de Microsoft 365, avec un minimum de 50 licences.

C’est le seul outil du panel qui affiche un tarif pour une entreprise de plus de 250 salariés : 1,73 euro HT par utilisateur et par mois en engagement annuel, ou 5,20 euros dans le lot qui ajoute Viva Insights et Viva Pulse. Les seuils de confidentialité sont documentés par Microsoft Learn : 5 réponses pour afficher un score, 10 pour afficher les commentaires, ajustables à 3 ou 4 pour les scores. Depuis avril 2026, Copilot résume les résultats dans les synthèses d’équipe et de direction, en français comme dans une soixantaine d’autres langues, et depuis l’été il classe les commentaires par thème, dont la sécurité psychologique et l’intelligence artificielle. Les benchmarks inter-secteurs et les plans d’action recommandés aux managers sont inclus.

Le bon cas d’usage : une organisation où salariés et managers travaillent déjà dans Teams et Outlook, qui veut une enquête d’engagement solide sans lancer un projet d’intégration.

Le point faible : Les seuils de confidentialité d’un programme ne se modifient plus une fois la première enquête lancée, et la licence est nécessaire pour répondre, pas seulement pour administrer : dans une ETI où une partie des effectifs n’a pas de compte Microsoft 365, ce sont eux qui manquent à l’appel. Le pulse court par équipe est un produit séparé, Viva Pulse.

4. Workday Peakon Employee Voice, l’écoute continue dans l’écosystème Workday

Peakon, fondé à Copenhague en 2014 et racheté par Workday en 2021 pour environ 700 millions de dollars, est une plateforme d’écoute continue qui prend tout son sens quand la paie et les données RH sont déjà dans Workday.

Le pulse tourne en continu plutôt que par campagne, avec un eNPS et des scores par facteur d’engagement segmentés à la volée, des cartes de chaleur par équipe et une analyse de sentiment des commentaires. Depuis 2025, les fonctions Illuminate résument les commentaires et proposent des thèmes sans surcoût. Les seuils de visibilité se règlent dans les paramètres d’administration, avec un nombre minimal de réponses pour afficher un segment et des seuils distincts pour les commentaires ; la documentation donne des exemples de 5 et 6 réponses mais ne publie pas la valeur par défaut. Le manager peut répondre à un commentaire anonyme sans connaître son auteur, ce que peu d’outils proposent.

Le bon cas d’usage : une entreprise déjà équipée de Workday HCM, qui veut que ses données d’engagement vivent avec ses données RH sans connecteur.

Logiciel eNPS : 7 outils pour mesurer l'engagement en ETI

Le point faible : Hors de l’écosystème Workday, l’intérêt baisse et le prix, sur devis, se justifie moins. Certaines langues des enquêtes ne sont pas disponibles sur les tableaux de bord des managers : à vérifier pour le français avant de signer.

5. Culture Amp, les benchmarks les plus larges du marché

Culture Amp, éditeur de Melbourne, vend une plateforme d’engagement et de performance adossée à la plus grande base de comparaison publiée du secteur, avec environ 88 millions de réponses agrégées sur son millésime 2026.

Les enquêtes d’engagement et les pulses s’appuient sur une quarantaine de modèles, l’eNPS compris, et les résultats se comparent à des benchmarks par secteur, par taille et par région. Un assistant d’intelligence artificielle résume les commentaires, propose des zones d’action et rédige les messages de restitution aux équipes. Les données peuvent être hébergées en Union européenne, le choix se fait à l’ouverture du compte et ne se change plus ensuite sans passer par l’équipe commerciale. L’éditeur revendique plus de 6 000 entreprises clientes et a racheté Disco, un outil de reconnaissance entre pairs, en avril 2025.

Le bon cas d’usage : une entreprise qui veut situer son eNPS face à son secteur et à des entreprises de même taille, au niveau mondial, et pas seulement le suivre d’une vague à l’autre.

Le point faible : Le site et la documentation sont en anglais, l’interface en français s’active par le support et non en libre-service, et le tarif n’existe que sur devis. Le seuil de restitution, « habituellement 5 » selon le support, n’est pas présenté comme réglable.

6. Workleap Officevibe, le pulse hebdomadaire pensé pour les managers

Officevibe, devenu Workleap Officevibe depuis que l’éditeur montréalais GSoft a changé de nom en 2023, envoie chaque semaine quelques questions aux équipes et restitue au manager un score, des commentaires anonymes et des actions à engager.

Les seuils d’anonymat sont fixes et documentés : un score s’affiche à partir de 3 membres actifs qui ont répondu, le feedback anonyme à partir de 5 membres dans l’équipe, et les commentaires sont datés à la semaine pour empêcher toute identification par l’horaire. L’eNPS est suivi en continu, les intégrations couvrent Slack, Teams, Workday, BambooHR et UKG Pro, et l’interface existe en français. Les tarifs publics démarrent à 4 999 dollars US par an pour l’offre Standard et 11 999 dollars pour l’offre Pro.

Le bon cas d’usage : une organisation de moins de 250 salariés, ou une filiale autonome de cette taille, qui veut équiper ses managers d’un thermomètre hebdomadaire sans projet informatique.

Le point faible : Au-delà de 250 salariés, il faut passer par l’offre Entreprise sur devis, et les seuils d’anonymat ne se règlent pas : une ETI qui veut un seuil plus élevé pour ses petites équipes n’a pas la main.

7. Eval&GO, le baromètre ponctuel hébergé en France

Eval&GO est un logiciel français de questionnaires en ligne, installé à Montpellier, qui propose des modèles de baromètre social, de qualité de vie au travail et d’eNPS, avec des données hébergées en France.

La question NPS est native, les liens de réponse sont uniques et anonymes par salarié, et les rapports s’exportent en Word, PDF, Excel ou PowerPoint. Les tarifs sont publics et modestes : 300 euros HT par an pour l’offre PRO, 468 euros pour PRO+ avec les questionnaires multilingues, 816 euros pour deux utilisateurs en offre Équipe, dégressifs ensuite. L’éditeur cite La Poste, la SNCF et Pierre Fabre parmi ses clients, ce qui montre que l’outil tient la charge d’une grande organisation pour une enquête ponctuelle.

Le bon cas d’usage : une direction qui veut lancer un premier baromètre social ou un eNPS annuel sans engager un projet de plateforme, avec des données qui restent en France.

Le point faible : C’est un outil de questionnaire, pas une plateforme d’engagement : aucun seuil de restitution par équipe, pas de benchmark sectoriel, pas de plan d’action poussé au manager. Le découpage par service et la protection des petites équipes reposent sur la personne qui construit le rapport.

Sur quoi repose ce comparatif

Quinze outils capables de poser une question eNPS et d’en suivre l’évolution ont été passés en revue à partir de leurs pages produit, de leurs documentations d’aide et de leurs tarifs, consultés le 25 septembre 2026. Sept ont été gardés : ceux dont le seuil de confidentialité, le découpage des résultats et la restitution aux managers sont documentés publiquement, plus deux outils de questionnaires généralistes qui servent de point de comparaison. Les chiffres d’éditeurs sont signalés comme tels, les prix sont ceux affichés à cette date, hors taxes. Aucun outil n’a été testé sur des données réelles pour cet article : demandez une démonstration sur une campagne en cours, avec un segment de moins de dix personnes, et regardez ce qui s’affiche.

À chaque organisation son thermomètre

Le bon choix dépend moins de la taille de l’entreprise que de l’endroit où vivent déjà ses données et de ce que vous comptez faire du score.

  • Si vous êtes un groupe présent dans plusieurs pays avec un programme d’écoute mondial, regardez Qualtrics EmployeeXM : il est dimensionné pour des centaines de milliers de répondants et règle la confidentialité tableau de bord par tableau de bord.
  • Si vous êtes une ETI française dont les entretiens, les compétences ou la formation sont déjà outillés, regardez Zola : le score, les commentaires et les actions qui en découlent restent dans le même outil que le reste du cycle collaborateur, avec les données hébergées en France.
  • Si vous êtes une organisation où tout le monde a un compte Microsoft 365, regardez Microsoft Viva Glint : le prix est public, les seuils de confidentialité sont documentés et l’enquête arrive dans Teams sans connecteur.
  • Si vous êtes une direction qui veut d’abord se situer face à son secteur, regardez Culture Amp : sa base de comparaison est la plus large publiée, avec un hébergement possible en Union européenne.
  • Si vous êtes une direction qui lance un premier baromètre annuel avec un petit budget, regardez Eval&GO : quelques centaines d’euros par an, des données en France et un export propre suffisent pour commencer, à condition de protéger vous-même les petites équipes.

Une entreprise déjà sur Workday HCM regardera d’abord Peakon, et une filiale de moins de 250 personnes trouvera dans Officevibe un pulse hebdomadaire au tarif public : ces deux cas sont décrits dans leurs fiches.

Avant de signer, trois questions à poser en démonstration

Demandez à voir le score d’une équipe de six personnes dont quatre ont répondu : selon l’outil, il s’affiche, il est masqué, ou il dépend d’un réglage que vous devez connaître avant la première vague. Demandez ce que le manager reçoit le lendemain de la clôture, sans que la direction des ressources humaines ait à lui transmettre quoi que ce soit. Demandez enfin où le score va vivre : dans un tableau de bord à part, dans Microsoft 365, dans Workday ou dans l’outil qui porte déjà vos entretiens. Les sept outils de cette liste répondent différemment à ces trois questions, et c’est cette différence, plus que le questionnaire, qui fera d’un eNPS un indicateur utile ou un chiffre de plus.

Ce que les directions RH demandent le plus souvent sur l’eNPS

À quelle fréquence mesurer l’eNPS dans une ETI ?

La plupart des éditeurs de plateformes d’engagement recommandent une mesure trimestrielle ou mensuelle, parfois hebdomadaire par petites vagues, parce que la question est courte et se pose sans lasser. Un baromètre annuel garde son intérêt pour les thèmes longs, mais un eNPS mesuré une fois par an ne permet pas de voir l’effet d’une action. L’écueil inverse existe : une équipe interrogée chaque semaine finit par ne plus répondre, et c’est le taux de participation qui s’effondre en premier.

Quel taux de participation attendre à une enquête d’engagement ?

Culture Amp, sur la base de ses clients, situe la participation habituelle entre 65 et 85 %, avec 70 à 80 % pour une entreprise de 500 salariés et 65 à 80 % au-delà de 1 000. Sous 60 %, le score représente mal l’entreprise, et les segments les plus petits passent sous le seuil de confidentialité. Les relances automatiques et une communication claire sur l’anonymat sont les deux leviers qui pèsent le plus.

Un eNPS négatif est-il forcément mauvais ?

Non. Le score est une différence entre promoteurs et détracteurs, et les passifs, qui répondent 7 ou 8, n’y comptent pas. Une entreprise avec beaucoup de salariés satisfaits sans être enthousiastes peut afficher un score proche de zéro ou négatif. Ce qui compte est la tendance d’une vague à l’autre et l’écart entre les équipes, plus que la valeur absolue comparée à une moyenne de marché.

Faut-il un outil dédié ou un simple formulaire suffit-il ?

Pour une première mesure ponctuelle, un outil de questionnaire fait le travail à condition d’anonymiser les liens et de ne pas restituer les segments de moins de cinq réponses à la main. Dès que l’entreprise veut suivre le score dans le temps, le découper par site et par manager et pousser des actions, un outil dédié devient nécessaire : c’est lui qui applique le seuil de confidentialité automatiquement et qui rend la comparaison entre vagues fiable.

Que faire des commentaires libres sans trahir l’anonymat ?

Les outils d’engagement appliquent aux commentaires un seuil souvent plus élevé qu’aux scores, 10 réponses chez Viva Glint par exemple, et certains les datent à la semaine plutôt qu’à l’heure pour éviter toute identification. Les fonctions de classement par thème et de résumé automatique restituent le sens des commentaires sans en citer un seul mot pour mot, ce qui protège les répondants des petites équipes.